Thèse
Publié le 2 mars 2018 | Mis à jour le 19 septembre 2018

Paul GIMENEZ 2012-2015 - PhD director: Hélène Elleaume, co-director: Jean-Luc Ravanat

équipes CEA-SYMMES, RSRM

Title: Radiothérapie par photoactivation de nanopaticules

Une radiothérapie efficace nécessite un dépôt de dose localisé à la tumeur, et donc un contraste entre le
tissu tumoral et les tissus sains environnants. Une irradiation de basse énergie monochromatique au synchrotron d’une tumeur chargée en éléments lourds permet de maximiser l’interaction photoélectrique dans la tumeur et d’épargner les tissus sains, car les photoélectrons et les électrons Auger produits ont un TEL très élevé et déposent leur énergie autour des éléments lourds, augmentant fortement le dépôt de dose. Ils peuvent induire des dommages à l’ADN (cassures double brin) fortement létaux. Un autre phénomène permet également de promouvoir l’émission d’électrons Auger et d’augmenter ainsi la dose, l’effet Mössbauer. Cette interaction résonante et sans recul spécifique à certains isotopes dont le 57Fe présente une section efficace 450 fois plus importante que celle de l’effet photoélectrique. Ce travail de doctorat a évalué l’utilisation in vitro de nanoparticules de magnétite combinées à ces deux effets physiques. Les nanoparticules présentent une internalisation et une distribution dans les cellules F98 qui sont très propices à la radiosensibilisation : de grandes concentrations proches du noyau des cellules, et peu de toxicité ont été obtenues. Ceci a permis d’obtenir par photoactivation des NPFe un facteur d’augmentation de 3 ce qui est considérable. Ce travail multidisciplinaire rassemble des expériences de physique, de biologie et de chimie, pour évaluer les applications de nanoparticules de fer à la radiothérapie.
  • Auteur(s)
    Paul Gimenez